CHAMPIONNAT DU MONDE 2005 A BRUXELLES

medaille d'or champions du monde 2005

 

Envoyé spéciale à Bruxelles du 21 au 25 septembre, Joëlle Trapani, accompagnée de son mari Gérald, nous envoi quelques photos de sa semaine une fois.
Vous pourrez aussi trouver un article paru dans le ouest france du jeudi 6 octobre où le jeune breton analyse son ascension l'ayant conduis sur le toit du monde de la petite boule.

 

vue d'ensemble

Au départ 52 nations étaient représentées par 54 équipes. La Belgique, en tant que pays organisateur, et la France, en tant que championne du monde en titre, présentaient deux équipes. Ces 54 formations formaient six poules de 7 et deux poules de 6 dans un premier tour où 32 équipes gagnaient le droit de  s’affronter à nouveau en huit poules « classiques » de 4. Il restait alors 16 équipes encore réparties en poules qui allaient se disputer les billets pour les quarts de finales. A l’issu de ce marathon de pétanque les deux formations françaises étaient toujours en course.

 

En quart de finale, la France 2, celle des champions du monde, battait la Mauritanie 13 – 1, la Belgique 1 gagnait 13 – 9 face à la redoutable équipe de Madagascar, la Thaïlande qui s’affirme de plus en plus battait l’Algérie 13 – 6 et la France 1 sortait vainqueur du Maroc 13 – 12 après que les marocains aient raté la gagne à l’avant dernière mène.

 

En demi-finale les français s’affrontaient et c’est la France 1 qui passait 13 – 7. De l’autre côté la Belgique 1 éliminait la Thaïlande 13 – 6.

Duel au sommet pour cette finale remportée par la France 1 face à la Belgique 1 sur le score de 15 à 6.

 
equipe de france A et france B petanque france contre belgique en petanque  
FRANCE1 Quintay (coach) - Lamour - Lacroix - Suchaud - Cortès
FRANCE2 Bideau (coach) - Hureau - Rocher - Loy - Le Boursicaud

BELGIQUE1 (coach) Lozano - Hemon - Van Compenhout - Weibel
FRANCE1 Quintay (coach) Lacroix - Lamour - Cortès - Suchaud

 
 

Julien Lamour sacré roi de la pétanque
A 23 ans, le Rennais a décroché le titre de champion du monde en Belgique

   

Lorsqu'il part en déplacement, Julien Lamour n'oublie jamais les boules et le cochonnet. Normal, c'est son métier. Loin des clichés de pointeur de fin de banquet, le Rennais a fait de la pétanque son sport et, un peu, un art. Sacré champion du monde à 23 ans, il a fait un carreau pour sa première sortie internationale.
Le drapeau tricolore qui s'élève, la Marseillaise qui déchire les enceintes de la salle d'Uccle, dans la banlieue de Bruxelles, et l'oeil qui s'humidifie : Julien Lamour est champion du monde et la tunique arc-en-ciel enfilée à la hâte en témoigne. Voilà un Breton sur la plus haute marche d'un podium où d'ordinaire l'accent provençal est plus courant. N'en déplaise aux enfants de Pagnol, la pétanque n'est plus une douceur aux parfums anisés qui se consomme surtout au sud de la Loire. Là-haut aussi, on pointe, on tire et on se chamaille pour une mesure incertaine.

julien lamour pointe

Il voulait être footballeur

Le Rennais Julien Lamour a été sacré champion du monde en Belgique.

Julien Lamour est tombé tout petit dans une marmite de boules. « Mon père, qui jouait très régulièrement, m'a fait découvrir la pétanque à l'âge de 8 ans. À l'époque, c'était uniquement pour le plaisir car mon sport c'était le foot. » Supporteur du Stade Rennais, il rêvait sans doute d'une carrière les crampons au pied. « Mais il a fallu faire un choix car les tournois entraient en concurrence avec les matches. J'ai finalement opté pour la pétanque car j'avais certaines aptitudes. »
Rapidement titré au niveau national, Julien s'est fait repérer. Comme dans d'autres sports, son univers est alors devenu trop petit. « En pétanque aussi, il y a des transferts. Voilà un an, j'ai rejoint le club du Mans après avoir porté les couleurs de la JA Rennes et de La Chapelle-des-Fougeretz. Dans la Sarthe, j'ai intégré une équipe plus forte, avec d'anciens champions du monde. » Un environnement susceptible de lui faire grimper d'autres marches vers la gloire.
Voilà quelques jours, en Belgique, le Breton a caressé le cochonnet avec une dextérité délicieuse. Le jeunot s'est joué des briscards. « Au plus haut niveau, il faut savoir tout faire. Au Mondial, j'étais au milieu de la triplette (avec Henri Lacroix et Philippe Suchaud). Je devais tantôt pointer, tantôt tirer. J'ai profité du conseil des anciens. » L'élève de 23 ans s'est mis au niveau des maîtres pour devenir « l'un des plus jeunes champions du monde. C'était ma première sélection... »

 
Là où d'autres descendent les Champs-Élysées en fredonnant I will survive au lendemain d'un succès planétaire, Julien Lamour, lui, est rentré au Mans. Dans l'indifférence quasi-générale. « Certains joueurs arrivent à vivre de la pétanque, mais cela reste tout de même assez rare. L'idéal, c'est d'avoir un petit boulot à côté. Moi, je bosse en intérim. Mais tous les week-ends, je suis sur une compétition en France et à l'étranger. Dans la semaine, on fait un peu le vide et on récupère, car nerveusement, c'est un sport très difficile. »
Eh oui, il ne faut pas nécessairement être bedonnant et en pleine digestion pour sortir les boules du coffre de la voiture. Ces arguments ne valent pas triplette. La pétanque, « c'est aussi très physique au niveau des jambes. Il faut beaucoup de concentration et toujours garder son calme. Et puis être adroit, cela aide aussi (sourire)... C'est un vrai sport qui intéresse de plus en plus de monde. Le public est nombreux et les retransmissions télévisées de plus en plus fréquentes. Ceux qui croient que c'est tranquille n'ont qu'à venir faire un tour avec nous pendant un week-end de compétition... »
Édouard REIS-CARONA.  

Ligue de Bretagne de pétanque et jeu provençal

Comité départemental du Morbihan de Pétanque et Jeu Provençal

Fédération Française de Pétanque et Jeu Provençal